Le 28 avril 2005 - « Les Enjeux du Quotidien », sont une série de sondages portant sur des sujets se situant au cour de l'actualité et des préoccupations quotidiennes des Français. Ils sont commandités par la Presse Ecrite d'Actualité, réunissant la presse Quotidienne Régionale, la presse Quotidienne Nationale et la presse Hebdomadaire Régionale. La 1ère étude consacrée au travail est publiée dans les titres de presse Quotidienne Nationale et Régionale. Principaux enseignements de cette 1ère vague : contrairement à un sentiment général, les Français aiment le travail en général et leur travail en particulier. Ce qui ressort en effet et, ce, de façon massive et transversale à l'ensemble de la société, c'est l'attachement au travail, perçu comme un facteur d'épanouissement personnel, d'opportunités de relations.
Les Français nombreux à estimer qu'on ne travaille pas assez
Assez logiquement, nos concitoyens s'avèrent nombreux (56%) à considérer que l'on ne travaille pas assez en France, mais aussi à associer en priorité le travail à des notions positives : intérêt (49 %), plaisir (42 %), dynamisme (39 %).
Ne nous étonnons pas que, dans un tel contexte, l'attachement au travail s'exprime aussi à travers une attente de sécurité (44%), de rémunération (27%) et une légitime inquiétude quant aux possibilités de mobilité. L'immense majorité (96%) des Français estime, en effet, qu'il devient difficile de changer d'emploi dès 40 ans.
56 % des individus estiment qu'on ne travaille pas assez. Cette tendance est encore plus forte chez les hommes (59%), les cadres (59%), les salariés d'une entreprise privée, (59%), les retraités (67%), les habitants des régions Franche-Comté, Basse-Normandie, Centre et PACA (plus de 60%) et les lecteurs réguliers d'au moins un titre de presse quotidienne ou de presse hebdomadaire régionale (58%).28% des individus estiment qu'on travaille trop. Ce taux atteint 30% chez les femmes, 37% chez les 15-34 ans, 33% chez les salariés d'une entreprise publique et 32% chez les habitants de l'IDF.
Le
travail perçu comme un facteur d'épanouissement
et les relations au travail jugées excellentes
En parallèle, le travail est perçu comme un facteur d'épanouissement et les relations au travail sont jugées excellentes. Si 49 % des actifs donnent la priorité à leur vie personnelle (surtout les femmes, les moins de 35 ans et les habitants de l'Ouest et du Sud-Est), pour plus de 4 actifs sur 10 (41%), le travail compte autant que la vie personnelle. Cette tendance est particulièrement élevée chez les plus de 50 ans et les cadres. Enfin, 8% des individus considèrent même que le travail passe « avant tout ou presque ».
Intérêt, plaisir et dynamisme sont les trois termes qui viennent en premier à l'esprit lorsque l'on évoque le travail. Ils devancent les termes stress, corvée, ennui, souffrance. Les actifs habitant l'IDF, le Nord et le Sud-Est sont particulièrement sensibles à l'intérêt. Les actifs habitant l'Est évoquent davantage le plaisir. Enfin, les actifs habitant l'IDF citent en nombre le dynamisme.
Des attentes en matière de sécurité
Si la sécurité de l'emploi est le critère le plus important quand on a un travail (44%), l'intérêt du métier (42%) et l'ambiance (37%) sont également fortement cités. Les habitants des régions Nord-Pas-de-Calais, Lorraine, Picardie, Haute-Normandie et Poitou-Charentes attachent en majorité le plus d'importance à la sécurité de l'emploi (critère cité à plus de 50%).
Le travail est un facteur d'épanouissement pour 8 actifs sur 10. Ces derniers estiment qu'on leur donne la possibilité d'exprimer tout leur savoir faire. 40% des actifs sont catégoriques (« tout à fait d'accord ») dans cette affirmation. Les actifs les plus catégoriques sont les CSP + (45%), les habitants du Nord-Pas-De-Calais (44%) et les lecteurs réguliers de presse quotidienne ou de presse hebdomadaire régionale (44%).
94% des actifs estiment que leurs relations avec leurs collègues sont « bonnes » et 47% « très bonnes ». Parmi les actifs citant le plus l'affirmation « très bonne », on trouve 52% des moins de 35 ans et 51% des habitants du Sud-Ouest. 86% des actifs estiment que leurs relations sont « bonnes » avec leurs supérieurs hiérarchiques et 30% « très bonnes ».
Les actifs davantage favorables à une amélioration de leurs conditions de rémunération qu'à une réduction de leur temps de travail
Les actifs sont davantage favorables à une amélioration de leurs conditions de rémunération (63%) qu'à une réduction de leur temps de travail (35%). Certaines catégories manifestent néanmoins un intérêt plus marqué pour la réduction du temps de travail : les femmes (38%), les 50-64 (44 %) ans et les professions intermédiaires (39%).
Enfin, plus on est jeune, plus il semble facile de changer d'emploi. 60% des individus estiment qu'il est plus facile de changer d'emploi entre 20 et 30 ans et 36% entre 30 et 40 ans.