Le 15 décembre 2005 - Les Enjeux du Quotidien, réalisés par TNS Sofres, sont une série d'études portant sur des sujets se situant au cour de l'actualité et des préoccupations quotidiennes des Français. Le cinquième volet porte sur les attentes des Français en 2006 à l'échelle collective ainsi que dans leur vie personnelle. Il est publié le 15 décembre 2005 dans les titres de Presse Quotidienne Nationale, Régionale, urbaine gratuite et la Presse hebdomadaire régionale. Principaux enseignements : de manière générale, le pronostic des Français concernant l'année 2006 apparaît très partagé avec un optimisme à peine majoritaire : 45% des Français pensent que l'année 2006 sera meilleure que l'année 2005, tandis que 42% d'entre eux estiment qu'elle sera moins bonne, 9% optant pour le statu quo.
Les pronostics pour 2006 par rapport à 2005 :
un optimisme mitigé, surtout en ce qui concerne les perspectives collectives
De manière générale, le pronostic pour l'année 2006 apparaît très partagé avec un optimisme à peine majoritaire : 45% des Français pensent que l'année 2006 sera meilleure que l'année 2005, tandis que 42% d'entre eux estiment qu'elle sera moins bonne, 9% optant pour le statu quo.Dans le détail, certaines catégories s'avèrent particulièrement pessimistes : les personnes âgées de plus de 50 ans, les ouvriers, les retraités, les moins diplômés, les plus faibles revenus et les habitants de Haute-Normandie, du Limousin, de la Lorraine, d'Alsace et de la Picardie. Au contraire, les personnes de moins de 35 ans, les CSP+, les plus diplômés, ceux qui disposent des plus hauts revenus, ceux qui ont des enfants de moins de 15 ans au foyer et les habitants d'Ile-de-France, du Nord-Pas-de-Calais, de Franche-Comté, des Pays de la Loire, de Bretagne, de Poitou-Charentes, de PACA et Corse mais aussi de Rhône-Alpes sont plus optimistes que la moyenne.
Plus précisément,les pronostics apparaissent plus sombres à l'échelle collective qu'au niveau individuel, les Français se montrant systématiquement plus optimistes pour eux-mêmes que pour la situation de la France et des Français en général.Ainsi, alors qu'ils se déclarent majoritairement optimistes pour leur vie affective et pour leur emploi ou vie professionnelle (respectivement 4% et 14% seulement des interviewés déclarent que l'année 2006 sera plutôt moins bonne que 2005 dans ces deux domaines) ou optent pour la stabilité en ce qui concerne leur santé (47% pensent que l'année 2006 ne sera ni meilleure, ni moins bonne que l'année 2005, 9% qu'elle sera moins bonne), les Français apparaissent largement pessimistes concernant leur pouvoir d'achat et la situation de l'économie française (44% estiment que l'année à venir sera plutôt moins bonne sur ces deux sujets). Même les jeunes de 15-24 ans, qui sont plus optimistes que le reste de la population quel que soit le sujet, apparaissent très partagés sur le devenir de leur pouvoir d'achat (seuls 36% d'entre eux pensent que la situation sera plutôt meilleure, mais 31% déclarent au contraire qu'elle sera moins bonne, et 33% n'anticipent pas de changement) et majoritairement pessimistes pour la situation de l'économie française (35% affirment que la situation sera plutôt moins bonne et 42% optent pour le statu quo, tandis que seuls 22% d'entre eux prévoient une amélioration).
La priorité numéro 1 pour 2006 :
être en bonne santé et améliorer son pouvoir d'achat
Lorsqu'on leur demande ce qu'ils attendent de l'année 2006 dans leur vie, plus d'un Français sur deux (53%) formule prioritairement le souhait d'être en bonne santé ou en meilleure santé, largement devant tout le reste. Notons que la santé arrive en tête des priorités de toutes les catégories de Français pour 2006, et surtout chez les femmes, les 60 ans et plus, les retraités, les moins diplômés, les lecteurs réguliers de la presse quotidienne, hebdomadaire régionale ou de la presse quotidienne urbaine gratuite, les habitants du Nord-Pas-de-Calais, Auvergne, Basse-Normandie, Bourgogne, Aquitaine et Limousin, mais aussi chez ceux qui pensent que 2006 sera une année plutôt moins bonne que 2005 en ce qui concerne leur santé.
Viennent ensuite l'envie d'améliorer son pouvoir d'achat (31%) et d'avoir une meilleure qualité de vie (26%), les autres attentes recueillant des taux de citations moindres, qu'il s'agisse d'avoir de meilleures relations au sein de leur famille (15%), d'avoir un succès professionnel, une promotion (14%), plus de temps libre et de loisirs (14%), de changer de cadre de vie ou de logement (12%), de trouver un emploi ou un nouveau travail (10%) ou encore de faire une rencontre amoureuse (8%).
Les principales résolutions pour 2006 :
passer plus de temps avec ses proches et être moins stressé
En 2006, les Français veulent surtout passer plus de temps avec leurs proches et être moins stressés (respectivement 43% et 41% des citations). Le fait de passer plus de temps avec ses proches est surtout cité par les 60 ans et plus, les retraités, les cadres et professions intellectuelles supérieures et les habitants de Rhône-Alpes, Limousin, Haute-Normandie et Franche-Comté tandis que les femmes, les 35-59 ans, les employés et les habitants du Nord-Pas-de-Calais, Bretagne, Auvergne et Aquitaine espèrent plutôt être moins stressés en 2006. Les autres résolutions pour l'année à venir recueillent moins de 30% des citations, qu'il s'agisse de faire du sport (28%), dépenser moins, épargner (19%), arrêter de fumer (14%), prendre confiance en soi (11%), commencer un régime (11%), travailler plus (11%) ou encore travailler moins (8%).
Les craintes pour 2006 :
un Français sur quatre craint surtout l'augmentation de la violence et de la criminalité
Les craintes des Français pour 2006 s'articulent autour de deux axes principaux : la violence, qu'il s'agisse d'une augmentation de la violence et de la criminalité (25%) ou de la menace terroriste (20%), mais aussi l'inflation et la baisse du pouvoir d'achat(23%), plus qu'une catastrophe écologique (16%) ou une hausse du chômage (14%). On mesure probablement ici un début de prise de conscience de la baisse du chômage. La question du pouvoir d'achat confirme en revanche son importance.