Les élus et les transports publics



Le 14 juin 2000 - A la demande de l'association Trans-Cité, la SOFRES a réalisé un sondage auprès des élus municipaux, maires et adjoints des agglomérations de plus de 20 000 habitants sur la question des transports publics.

Les transports publics, priorité secondaire des communes

Les priorités actuelles des municipalités, selon les déclarations des élus eux-mêmes, se concentrent sur quelques thèmes principaux qui figurent également parmi les priorités habituelles des habitants des villes : la sécurité (71%), la circulation et le stationnement (54%), l'environnement et les espaces verts (54%) et le soutien à l'économie locale (48%). Viennent ensuite l'animation de la ville (37%), le logement (34%) et la propreté (31%). Les transports publics, de leur côté, bénéficient d'une attention beaucoup plus secondaire (27%), juste devant l'aide aux personnes en difficulté (26%).

Les réponses des municipalités varient selon la géographie, en particulier le fait que la commune appartienne à l'agglomération parisienne accentue l'attention sur la sécurité, la circulation, mais aussi les transports publics (44%). Par ailleurs, c'est dans les communes où l'équipe municipale est récente (l'élu interrogé en est à son premier mandat) que l'attention portée aux TP est la plus élevée : 43%. Ce sont donc les équipes municipales qui ont eu à livrer un combat politique récent qui se montrent les plus sensibles à ce thème, comme si cette circonstance avait accentué leur sensibilité à des attentes peut-être plus nouvelles de la part des populations.

Des adjoints davantage mobilisés sur les transports publics

La place relativement modeste occupée par les transports publics parmi les priorités municipales aurait pu s'expliquer par le fait que ce sujet est en réalité traité au niveau intercommunal, les élus ayant le sentiment de partager une compétence dans le domaine et non de l'exercer pleinement. Mais une question parallèle s'intéressait à la perception personnelle des élus sur les problèmes les plus importants dans la commune : elle révèle que les transports publics ne figurent pas davantage parmi leurs principaux sujets d'attention, à la huitième place juste devant la propreté.

Toutefois, un clivage important sépare sur cette question la perception des maires de celles de leurs adjoints : pour les maires, la sécurité et l'économie sont les priorités quasi exclusives ; pour les adjoints, la hiérarchie est plus équilibrée et laisse plus de place aux thèmes comme la circulation ou les transports publics, ce dernier étant cité en quatrième position. Cette différence de perception et de priorité renvoie au regard beaucoup plus "politique" des maires, qui se focalisent davantage sur les questions donnant lieu à des débats nationaux ou à des questions politiques. Chez les adjoints, les perceptions sont sans doute davantage dictées par les préoccupations quotidiennes.

Cette relativisation de la question des transports publics est directement exprimée par les élus : 59% estiment que, dans leur commune, ce sujet est "une priorité parmi d'autres" tandis que seulement 16% en ont fait "une des principales priorités" et 24% au contraire "pas vraiment une priorité". Parmi les "pionniers", on trouvera davantage d'élus de la région parisienne (23%), se situant plutôt à gauche (20%), effectuant leur premier mandat (19%) et occupant un poste de maire-adjoint (23%).

Un clivage générationnel

D'un point de vue personnel, près de quatre élus sur dix déclarent un intérêt "très grand" pour cette question des transports publics (39%), tandis que la plupart (45%) déclarent un intérêt "plutôt grand" - qui est en fait la manifestation d'une attention moyenne - et 16% disent franchement ne pas s'y intéresser. Si on examine plus précisément ceux qui s'y intéressent beaucoup, on retrouve encore accentués les clivages repérés plus haut. L'élu qui s'intéresse personnellement aux transports en commun est ainsi plutôt un adjoint, est plus jeune que la moyenne, exerce son premier mandat dans une ville plutôt importante ou en région parisienne. Il est lui-même un utilisateur fréquent des transports en commun et se situe plutôt à gauche. Il est très souvent en charge des transports publics dans la commune.

Moins "installés" dans leur fonction, plus urbains et plus jeunes, les élus qui s'intéressent aux transports publics sont donc en quelque sorte une "avant-garde" minoritaire, qui a de plus très souvent le sentiment d'être isolée : seuls 15% estiment que les élus qui les entourent s'intéressent beaucoup à ces questions.

Les transports publics :
une réponse à l'engorgement des centre-villes avant tout

La seconde principale préoccupation des municipalités, on l'a vu, est le problème de la circulation et du stationnement. Et logiquement, pour les élus, les transports publics sont avant tout perçus comme une solution à ce problème : 69% des interviewés considèrent ainsi que leur vocation première est le désengorgement des villes de la circulation automobile, loin devant la lutte contre la pollution (46%) et le fait de permettre au plus grand nombre de se déplacer (34%).

Dans la majorité des villes, le débat est donc engagé sur l'arbitrage voiture-transports en commun. D'ailleurs, 59% des élus déclarent que la diminution de la circulation automobile en centre-ville fait aujourd'hui partie des priorités municipales, à l'unisson des priorités du public puisque plus d'un élu sur deux pense pouvoir s'appuyer sur la population dans ce domaine. 55% estiment en effet que leurs électeurs sont favorables à une limitation de la circulation en ville (contre 41% persuadés du contraire), en particulier en région parisienne (61% contre 34%). Perception d'ailleurs assez juste puisqu'un sondage réalisé par la SOFRES en octobre 1997 révélait que 64% des Français jugeaient inévitable cette limitation de la circulation.

Néanmoins, les transports en commun sont perçus par les élus avant tout comme une solution d'aménagement et non comme une réponse à une aspiration citoyenne de lutter contre la pollution en centre-ville. Or, c'est peut-être dans ce domaine que les élus sous-estiment la prise de conscience du public : dans une autre enquête d'octobre 1997 pour le Nouvel Observateur, 51% de leurs administrés habitant les agglomérations de plus 20 000 habitants estimaient "très grave" le problème de la pollution de l'air dans les villes et 40% "assez grave", contre 9% "important mais sans plus" ou "pas important". Dans ce contexte, plus de neuf Français sur dix se montraient favorables à des mesures autoritaires de limitation de la circulation et au développement des transports publics.

Le développement des transports publics apparaît inéluctable
aux élus mais ceux-ci surestiment les réticences des citoyens

Face aux encombrements et à la pression de l'opinion, les élus sont persuadés que les transports publics ne peuvent que se développer dans les années qui viennent : 83% pensent que ceux-ci vont jouer un rôle de plus en plus important dans le paysage urbain des 20 ans à venir. Dans ce domaine, ils devancent même le grand public puisque 62% des Français pensent que leurs concitoyens utiliseront de plus en plus les transports publics dans les années à venir, contre 32% ni plus ni moins et 4% plutôt moins.

Quel mode de transport tirera le plus profit de cette évolution ? Les élus se partagent en deux camps égaux, les uns pariant sur le tramway (45%), les autres sur le bus (43%), mais on notera que, compte tenu de la relative nouveauté des tramways en France, ce résultat montre l'image très positive de ce mode de transport. Chez les élus, on peut parler d'un certain engouement pour le tramway qui, il est vrai, est considéré comme se jouant davantage de la circulation automobile. Seules les très petites villes continuent de soutenir le bus (51% des élus de moins de 3 000 habitants), ainsi que les petites agglomérations (57% dans les moins de 100 000 habitants), considérant sans doute le tramway comme quelque chose d'irréaliste dans leur situation.

Si les élus ont pris conscience que les transports publics vont peu à peu gagner du terrain sur la voiture, beaucoup pensent qu'un effort de pédagogie sera particulièrement nécessaire. En effet, un élu sur deux pense que le principal frein au développement des transports publics réside en la réticence des citoyens eux-mêmes (48%). Un interviewé sur quatre avance plutôt la question des coûts (24%), en particulier les coûts de fonctionnement pour les communes, mais très rarement le manque de volonté des élus (9%).

Sur cette question aussi le clivage générationnel intervient puisque la mise en cause des citoyens augmente avec l'expérience des élus (de 38% pour les premiers mandats à 52% pour les troisièmes mandats ou plus). Mais on constate également un réel clivage géographique qui voit les élus des grandes agglomérations et de l'Île de France exonérer davantage les citoyens au profit d'autres raisons comme le coût à supporter pour les communes ou les problèmes de sécurité. En région parisienne, la question de la sécurité est citée comme la principale cause de désaffection par 61%. Les attentes trop longues ou les grèves trop fréquentes y prennent également un relief particulier.

L'attachement irrépressible des Français à leur voiture est une image très largement répandue parmi les élus qui, à 81%, estiment qu'il faut y voir la raison majeure d'une sous-utilisation des transports publics, devant le manque d'adaptation des lignes aux trajets (54%) et le sentiment d'insécurité (36%). Pourtant, lorsque l'on pose la question au grand public comme en octobre 1997, les raisons avancées de la non-utilisation des transports publics sont en premier le temps mis pour les trajets (21%) et la difficulté d'accès (21%), devant l'attachement à la voiture (13%).

Les opérateurs de transport en commun bénéficient
d'une confiance élevée auprès des élus

Les élus municipaux dans leur ensemble manifestent une confiance élevée envers des opérateurs de transport public qu'ils jugent incontournables. En effet, si moins d'un quart des élus (24%) estime que la régie est le moyen le plus efficace de gérer les transports en commun, 72% pensent qu'il vaut mieux déléguer cette gestion à un opérateur. Seuls les élus communistes défendent la régie, mais encore d'une courte majorité (49% contre 46%).

Certes, la majorité des élus (53%) déclare que le meilleur garant de la réussite des transports publics dans une ville est la qualité du projet développé par les élus eux-mêmes, affirmant ainsi le primat de la décision politique et du contrôle démocratique. Mais 28% estiment que c'est au contraire la qualité du prestataire qui prime, et 18% autant l'un que l'autre, soit un total de 46% qui contestent aux élus la capacité d'assurer seuls la réussite d'un projet de transport public.

Les attentes des élus à l'égard des entreprises de transport se concentrent moins aujourd'hui sur les compétences techniques comme l'expertise dans le domaine des déplacements (37%), la capacité d'innovation (34%) ou l'expérience des différents modes de transport (28%) qu'en la capacité d'écoute et de proximité avec les clients, jugée prioritaire par 65% des élus, devant l'adaptation aux contraintes économiques et sociales (41%) et la qualité du recrutement des personnels (38%), tous items qui témoignent du souci des maires face à la qualité du service rendu aux usagers. Ayant conscience qu'une bataille doit être gagnée contre la voiture, et que la persuasion est plus réaliste que la contrainte, les élus valorisent les efforts pour améliorer l'image des transports publics et leur adaptation à la vie quotidienne des habitants des villes.

Enfin, les efforts des sociétés de transport en faveur de la sécurité sont assez bien reconnus par les élus : 46% estiment qu'elles ont fait des efforts importants, contre 48% "quelques efforts" et 4% "n'ont rien fait". Certes, des marges de progression existent pour améliorer encore cette perception mais il convient de noter que ces résultats ne sont pas nettement différents de ceux qu'obtiennent les collectivités locales (53% "des efforts importants"), et qu'ils sont en tout cas bien meilleurs que ceux qu'obtient la police qui souffre d'une image d'inactivité en la matière (27%). Autre facteur qui souligne la bonne image des prestataires de transport : les adjoints aux transports publics, les partenaires privilégiés de ces sociétés, sont 57% à souligner les efforts importants dans le domaine de la sécurité.

Didier WITKOWSKI



Fiche Technique

Enquête réalisée pour TRANS-CITé du 11 au 18 mai 2000 auprès d'un échantillon de 400 élus municipaux (maires et maires adjoints) des agglomérations de plus de 20 000 habitants interrogés par téléphone.


Les résultats

Question : Actuellement, quelles sont les priorités de l'équipe municipale à la tête de votre commune ?Et pour vous personnellement, quels sont les problèmes les plus importants, ceux dont on devrait s'occuper en priorité dans les prochaines années dans votre commune ?(Liste lue par l'enquêteur) (1)

 

Les priorités de
l'équipe municipale

Les priorités
de l'élu

%

Rang

%

Rang

- La sécurité des habitants

71

1

59

1

- La circulation et le stationnement

54

2

36

3

- L'environnement et les espaces verts

54

2

31

4

- Le soutien à l'activité économique et à l'emploi

48

4

49

2

- L'animation de la ville (sportive, culturelle)

37

5

24

6

- Le logement

34

6

28

5

- La propreté

31

7

17

8

- Les transports publics

27

8

22

8

- L'aide aux personnes en difficulté

26

9

24

6

- Sans opinion

0

1

(1) Le total des % est supérieur à 100, les personnes interrogées ayant pu donner plusieurs réponses.

 

Les priorités des maires et des maires-adjoints

Maires | Maires-Adjoints

 

Question : Diriez-vous qu'actuellement dans votre commune les transport publics sont :

- Une des principales priorités

16

- Une priorité parmi d'autres

59

- Pas vraiment une priorité

24

- Sans opinion

1

 

Question : Quelle est la politique de votre commune dans ce domaine ?(Liste lue par l'enquêteur) (1)

 

%

Rang

- L'augmentation des fréquences, l'aménagement des horaires

54

1

- Le développement de nouveaux types de transport public

31

2

- L'extension du réseau

30

3

- La sécurité

29

4

- La modernisation des infrastructures

25

5

- La mise en place de site propre

21

6

- La formation des personnels

8

7

- Sans opinion

10

(1) Le total des % est supérieur à 100, les personnes interrogées ayant pu donner deux réponses.

 

Le développement des nouveaux types de transports

Question : Lesquels ?

A ceux qui ont cité le "développement de nouveaux types de transport public" comme politique de leur commune (31 % de l'échantillon)

- Bus

50

- Tramway

19

- Trolleybus

2

- Métro

2

- Autres réponses

52

- Sans opinion

0

 

Question : Selon vous, quelle est la vocation principale des transports publics dans la société d'aujourd'hui ? En premier ? Et en second ? (1)

 

Réponse citée
en premier

Réponses citées en premier et en second

- Désengorger les villes de la circulation automobile

40

69

- Lutter contre la pollution

20

46

- Permettre au plus grand nombre de se déplacer

18

34

- Contribuer à l'aménagement du territoire

12

30

- Favoriser le lien social

9

19

- Sans opinion

1

-

(1) Le total des % est supérieur à 100, les personnes interrogées ayant pu donner deux réponses.

 

Question : Selon vous, les transports publics vont-ils jouer, dans le paysage urbain des 20 ans qui viennent, un rôle :

- De plus en plus important

83

- A peu près équivalent à celui d'aujourd'hui

15

- Un rôle moins important

2

- Sans opinion

0

 

Question : Quel est le principal frein au développement des transports publics actuellement : le manque de volonté des élus ou les réticences des citoyens, ou il y a d'autres raisons ?

- Le manque de volonté des élus

9

- Les réticences des citoyens

48

- Il y a d'autres raisons

42

- Sans opinion

1

 

Question : Et pour quelles autres raisons ?(Réponses spontanées) (1)

A ceux pour qui il y a d'autres raisons que le manque de volonté des élus et les réticences des citoyens qui freinent le développement des transports publics
(42% de l'échantillon)

Des problèmes de coûts, d'argent dont :

58

- Coût du fonctionnement trop élevé pour les communes

47

- Le coût (sans autre indication)

6

- Pas assez d'aide de l'Etat ou du Conseil général

5

- La rentabilité moyenne

5

- Le prix des billets trop élevés

4

- Les infrastuctures sont insuffisantes

16

- L'individualisme de la société

15

- Les problèmes de sécurité

8

- Problèmes des horaires restreints dans les transportspublics

8

- Certains quartiers sont peu ou pas desservis par les transports publics

5

- L'habitude de la voiture

5

- Autres raisons

9

- Sans réponse

4

(1) Le total des % est supérieur à 100, les personnes interrogées ayant pu donner deux réponses.

 

Question : Diriez-vous pour chacun des éléments suivants que c'est un frein important ou pas très important au développement des transports publics ?

 

Un frein
important

Un frein pas
très important

Sans
opinion

- Les difficultés de mise en place de l'inter-communalité

46

52

2

- La répercussion sur les impôts locaux

39

61

0

- Les réticences des commerçants

38

60

2

- Le coût électoral du mécontentement des habitants

28

68

4

- La gêne occasionnée par les travaux

18

81

1

 

Question : Vous-même, portez-vous à la question des transports publics un intérêt très grand, plutôt grand, plutôt faible ou très faible ? Et avez-vous le sentiment que les élus qui vous entourent, dans leur ensemble, y portent un intérêt très grand, plutôt grand, plutôt faible ou très faible ?

 

L'intérêt de l'élu pour
les transports publics

L'intérêt des autres élus
pour les transports publics

- Très grand

39

15

- Plutôt grand

45

55

ST Grand
84
70

- Plutôt faible

15

27

- Très faible

1

2

ST Faible
16
27

- Sans opinion

0

1

 

Question : Actuellement, estimez-vous que les principaux enjeux du transport public sont :

 

Ensemble
des élus

Catégorie d'agglomération

20 000 à 100 000 habitants

Plus de
100 000 habitants

Agglo-
mération
parisienne

- Les déplacements dans le centre-ville

17

17

18

12

- Les déplacements en périphérie des villes

14

7

13

36

- Les liaisons entre le centre et la périphérie

67

74

67

49

- Sans opinion

2

2

2

3

 

Question : Selon vous, qu'est-ce qui fait que les gens n'utilisent pas davantage les transports publics ? (Liste lue par l'enquêteur) (1)

 

%

Rang

- Ils aiment trop leur voiture

81

1

- Les lignes ne sont pas adaptées à leur trajet

54

2

- Ils se sentent en insécurité

36

3

- Les attentes sont trop longues

33

4

- Le prix est trop élevé

17

5

- Les grèves sont trop fréquentes

13

6

- L'environnement n'est pas agréable (la propreté, le confort...)

12

7

- Les agents ne sont pas accueillants

1

8

- Sans opinion

1

(1) Le total des % est supérieur à 100, les personnes interrogées ayant pu donner quatre réponses.

 

Question : Selon vous, quels sont les types de transport public qui vont le plus se développer à l'avenir ?

- Le tramway

45

- Le bus

43

- Le métro

6

- Autres réponses, dont :
- Le train
- Le car / les navettes
4
3
1

- Autres

1

- Sans opinion

2

 

Question : Quels sont les moyens qui vous semblent les plus efficaces pour améliorer la circulation des transports publics dans les villes ?

 

Ensemble
des élus

Catégorie d'agglomération

20 000 à 100 000 habitants

Plus de
100 000 habitants

Agglo-
mération
parisienne

- La création de parkings relais en périphérie

39

44

40

23

- La mise en place de site propre

18

8

22

33

- La limitation de l'accès des voitures au centre ville(voies piétonnes, par exemple)

15

16

15

16

- La construction de parkings souterrains pour les voitures

13

16

11

11

- Une politique volontariste de tarification et de stationnement pour les voitures

12

13

10

13

- La mise en place de la priorité pour les transports publics aux feux

2

2

1

2

- Sans opinion

1

1

1

2

 

Question : Avez-vous le sentiment que pour améliorer la sécurité dans les transports publics, les acteurs suivants ont fait des efforts importants, quelques efforts mais sans plus ou n'ont rien fait ?

 

Des efforts
importants

Quelques
efforts

N'ont
rien fait

Sans
opinion

- La police

27

55

15

3

- Les collectivités locales

53

42

3

2

- Les opérateurs de transport public

46

48

4

2

 

Question : Pour une commune ou une agglomération, quel est le moyen le plus efficace ?

- Gérer les transports publics en régie

24

- Déléguer cette gestion à un opérateur

72

- Sans opinion

4

 

Question : La diminution de la circulation automobile en centre-ville dans votre commune ou votre agglomération est-elle actuellement une priorité ?

- Oui

59

- Non

40

- Sans opinion

1

 

Question : Avez-vous le sentiment que vos électeurs sont plutôt favorables ou plutôt défavorables à une limitation de la circulation automobile en ville ?

 

Ensemble
des élus

Catégorie d'agglomération

20 000 à 100 000 habitants

Plus de
100 000 habitants

Agglo-
mération
parisienne

- Plutôt favorables

55

51

57

61

- Plutôt défavorables

41

48

38

34

- Sans opinion

4

1

5

5

 

Question : Quels sont les moyens qui vous paraissent aujourd'hui les plus efficaces pour réduire cette circulation ? (1)

 

%

Rang

- Des parkings en périphérie

68

1

- Le développement des transports publics

68

1

- Le développement des quartiers piétons

34

3

- La circulation alternée

6

4

- Sans opinion

1

(1) Le total des % est supérieur à 100, les personnes interrogées ayant pu donner deux réponses.

 

Question : Entre ces deux facteurs, quel est celui qui vous paraît le plus important pour la réussite des transports publics dans une ville ?

- La qualité du projet développé par les élus

53

- La qualité du prestataire

28

- Autant l'une que l'autre

18

- Sans opinion

1

 

Question : Quelles sont les compétences que vous attendez en priorité des entreprises de transport public ? (Liste lue par l'enquêteur) (1)

 

%

Rang

- Une écoute et une proximité avec les clients

65

1

- L'adaptation aux contraintes économiques et sociales locales

41

2

- La qualité du recrutement des personnels

38

3

- L'expertise dans le domaine des déplacements urbains

37

4

- La capacité d'innovation

34

5

- La bonne connaissance du marché

28

6

- L'expérience des différents modes de transport(bus, tramway, métro)

28

6

- L'expertise dans le domaine de l'environnement

18

8

- Une expérience internationale

4

9

- Sans opinion

1

(1) Le total des % est supérieur à 100, les personnes interrogées ayant pu donner quatre réponses.



Plus d'informations :
Carine Marcé
Département Politique et Opinion
Tél : 33 (0)1 40 92 44 92
Fax : 33 (0)1 40 92 46 60
Politique&Opinion@tns-sofres.com
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